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Karl Hunting, gardien de la marque Studebaker

Karl Hunting avec deux de ses berlines Studebaker.... (Photo Éric Descarries, collaboration spéciale)

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Karl Hunting avec deux de ses berlines Studebaker.

Photo Éric Descarries, collaboration spéciale

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Éric Descarries
La Presse

C'est en 1902 que les frères Studebaker ont lancé sur le marché leur première automobile, un véhicule à propulsion électrique. En quelques années, les voitures produites par les Studebaker sont devenues des incontournables de l'industrie automobile américaine.

Le Studebaker Champ 1962 de Karl Hunting.... (Photo Éric Descarries, collaboration spéciale) - image 1.0

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Le Studebaker Champ 1962 de Karl Hunting.

Photo Éric Descarries, collaboration spéciale

Malheureusement, le constructeur a connu une série de déboires au milieu des années 60 et, malgré un déménagement imprévu au Canada en 1964, il a dû déclarer faillite. Il a produit ses dernières autos à Hamilton, en Ontario, en 1966. Toutefois, il existe aujourd'hui plusieurs amateurs de cette marque qui tiennent à la garder en vie. Karl Hunting est l'un d'eux.

M. Hunting, Québécois de la région de Lennoxville, dans les Cantons-de-l'Est, vit dans un petit village appelé... Huntingville, du nom de ses ancêtres. Karl est de la huitième génération des Hunting de la région. Mais il est aussi un ardent collectionneur de Studebaker! Il en possède près d'une dizaine, surtout des voitures des années 50. Plusieurs de ses pièces de collection sont en restauration, mais quelques-unes sont déjà en état de fonctionner. Par exemple, on trouve dans son garage une Studebaker Lark 1962, une petite berline compacte (de l'époque) qu'il a trouvée au Connecticut. L'auto mue par un six-cylindres en ligne et pourvue d'une boîte automatique n'avait besoin que de réparations mineures, dont le remplacement de l'aile gauche, et d'une nouvelle peinture. Cette Lark part presque au quart de tour (elle n'affiche que 28 000 milles au compteur) et Karl Hunting s'en sert pour participer à des expositions locales.

En plus de la Lark, Karl Hunting, administrateur de logements pour les étudiants de l'Université Bishop's, conserve également une berline Commander 1941 qu'il a trouvée en Virginie-Occidentale. Celle-ci est complètement originale. Même la peinture usée est d'origine. Équipée d'un six-cylindres en ligne à soupapes latérales ("flathead" pour les initiés), cette voiture construite un peu avant l'entrée en guerre des États-Unis n'affiche que 104 000 milles au compteur (beaucoup à l'époque, mais peu aujourd'hui!).

Dans la grange

Voilà pour deux voitures prêtes à prendre la route. Mais ce n'est pas tout! Tout à côté, dans une grange, Karl Hunting s'affaire à restaurer une rare Studebaker Wagonair 1963. Il s'agit ici d'une familiale Lark dont la partie arrière du toit glisse (manuellement) vers l'avant pour permettre le chargement de cargo de plus grandes dimensions (une idée qui a été reprise, sans grand succès, par GMC avec son Envoy XUV en 2005). La Wagonair de Hunting est mue par un V8 de 289 pouces cube (de Studebaker même) combiné à une boîte manuelle à trois rapports. L'auto en est à l'étape d'être repeinte, et son compteur n'affiche que 84 000 milles.

Toujours à son domicile (une maison presque centenaire qui appartenait à son grand-père), l'amateur de Studebaker possède également une camionnette Champ de 1962, aussi animé par le V8 de 289 pouces cube, mais combiné cette fois à une boîte manuelle à quatre rapports. Karl Hunting l'a trouvée au Dakota-du-Nord et il lui aura fallu quatre jours pour le ramener au Québec sur une remorque. Même si elle doit être restaurée, la Champ fonctionne très bien.

Et ce n'est pas fini! Ce membre de l'Eastern Township Vintage Auto Club, du Studebaker Driver's Club et d'autres clubs du genre est aussi le propriétaire d'une GT Hawk 1962 et de quelques autres modèles Studebaker 1951 à moteur V8 qu'il compte restaurer... un jour. Ses garages sont décorés d'enseignes vantant la marque Studebaker. C'est avec ironie qu'il souligne que Mme Hunting lui a imposé le règlement: «Si tu en achètes une nouvelle, une ancienne doit partir.» Néanmoins, il nous avoue qu'elle a un léger penchant pour la Commander 1941.

Comme tout bon collectionneur d'une seule marque, M. Hunting possède aussi un grand nombre de livres et de documents qui portent sur cette marque. Il aimerait bien que son fils, Benjamin (lui-même journaliste automobile sur l'internet), soit intéressé aux Studebaker, mais le jeune Hunting leur préfère une Cadillac CTS-V. Au moins, ils partagent la même passion pour la course automobile.




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