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Bentley Continental GT V8 S: promenade à la campagne

La Bentley Continental GT V8 S... (Photo fournie par Bentley)

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La Bentley Continental GT V8 S

Photo fournie par Bentley

Éric Lefrançois

Collaboration spéciale

La Presse

Longtemps considérée comme un pâle succédané de Rolls-Royce, Bentley a retrouvé son indépendance et sa magie depuis son intégration au groupe Volkswagen. Et l'ajout du suffixe S à la Continental GT V8 en fait - de nouveau - l'éloquente démonstration.

Les initiés savent que la firme, mise sur pied en 1912 par Walter Owen Bentley et rachetée en 1931 par Rolls-Royce, a toujours fondé son identité sur le tempérament sportif de ses créations. Et elle entend le rappeler, elle qui, il y a peu de temps encore, s'enorgueillissait d'avoir remporté cinq fois les 24 Heures du Mans dans les années 20... Depuis, la marque au B ailé a retrouvé le chemin des circuits et prend aujourd'hui le départ de compétitions d'endurance avec une Continental GT3.

Dites, c'est spécial?

Au Québec, un seul dépositaire, les Moteurs Décarie, assure la distribution parcimonieuse de cette marque «exclusive». On ne nous en voudra pas de ne pas vous étouffer avec le prix de ce majestueux coupé qui, depuis sa création en 2003, ne cesse de se raffiner et de se multiplier. La S présentée il y a peu de temps en fait partie.

Il va s'en dire que l'habitacle est très soigné, insonorisé sans excès. Le tableau de bord massif s'enguirlande, par endroits, de commandes délicieusement surannées, comme en font foi les tirettes des buses de ventilation ou encore la petite montre Breitling. La tradition est respectée. Comme vous, ébénistes et tanneurs écarquilleront les yeux devant la qualité des placages de bois précieux, que l'on peut échanger pour des insertions en aluminium ou en fibre de carbone, plus contemporaines. Les teintes offertes pour les cuirs et les panneaux de carrosserie apportent un zeste d'originalité pratiquement inimitable.

La position de conduite un peu haute offre de la visibilité, et les sièges dodus à souhait et correctement moulés maintiennent parfaitement les occupants en place. À l'arrière, deux adultes tiennent sans trop de mal pour une centaine de kilomètres, même si le dégagement au toit est compté. Le coffre, en revanche, n'a pas une contenance exceptionnelle, mais est décoré comme l'intérieur, avec goût.

Et ça va vite?

Par rapport à une Continental GT «normale», la S produit 21 chevaux de plus. Rien pour justifier l'ajout d'un suffixe sportif, direz-vous, mais les transformations apportées ne s'arrêtent pas là. La S va un peu plus vite et fait beaucoup plus de bruit grâce à l'intégration d'un clapet qui évite d'étouffer les échappements. L'accélération est vigoureuse, mais jamais brusque ni violente.

Le décor file plus vite, le voisinage tend l'oreille, mais encore. Abaissée de 10 mm, cette Bentley fait rapidement oublier son poids, et aussitôt que l'on gagne en confiance, on s'étonne de la balancer dans les virages comme une Civic. Cette Bentley se conduit sans gants blancs et sans casquette de chauffeur.

Avec une voiture dont le prix équivaut au bas mot à 23 Nissan Micra, on peut aspirer à la perfection. Les propriétaires de Bentley, d'ailleurs, sont exigeants. Selon les données recueillies par la marque, ils possèdent en moyenne un parc de six ou sept voitures... Parmi celles-ci, des Jaguar, des Aston Martin, des Land Rover... mais jamais de Micra.




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