(Francfort) BMW va fermer ses usines en Europe et en Afrique du Sud, soit la moitié de ses capacités de production, jusqu’au 19 avril en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé mercredi son patron Oliver Zipse.

Agence France-Presse

Le constructeur automobile allemand s’attend à un impact « significatif » sur ses résultats 2020 et prévoit notamment une « forte baisse » du bénéfice avant impôts alors qu’il s’attendait auparavant à une hausse significative cette année.

« À partir d’aujourd’hui, nous fermerons les usines européennes et notre usine de Rosslyn » près de la capitale Pretoria en Afrique du Sud, a indiqué M. Zipse lors de la conférence de presse annuelle, détaillant les résultats 2019 déjà publiés la semaine passée. « L’interruption de la production est prévue jusqu’au 19 avril. »

Face à des problèmes d’approvisionnement et une chute de la demande, ses compatriotes Daimler et Volkswagen ont déjà annoncé des interruptions de production, au même titre que d’autres groupes du secteur tels PSA, Renault, Fiat Chrysler, Ford, Nissan et Michelin.

« Comme pour beaucoup de biens, la demande automobile va nettement baisser », a estimé M. Zipse lors de la conférence annuelle détaillant les résultats 2019 déjà publiés la semaine passée.

« Les mesures liées au coronavirus auront un impact significatif » sur les résultats de l’année 2020 a détaillé le directeur financier, Nicolas Peter.

Si « l’énorme incertitude » concernant la propagation et les conséquences du coronavirus « complique un pronostic exact », « BMW anticipe une baisse de tous les marchés importants », a-t-il expliqué.

Mais ceci « est basé sur l’hypothèse d’un retour à la normale au bout de quelques semaines » et ne prend pas en compte « d’éventuelles conséquences à long terme » et « la volatilité associée des marchés financiers », a ajouté M. Peter.

En 2019, BMW a déjà vu son bénéfice net chuter de 29 % à 5,0 milliards d’euros, plombé par de lourdes provisions dans le cadre d’une enquête anticartel européenne et les investissements dans la coûteuse transition électrique. Le bénéfice avant impôts était ressorti à 7,12 milliards alors que le chiffre d’affaires a affiché un nouveau record à 104 milliards.