Ford a de grandes ambitions en autonomie automobile et vient d’acheter Quantum Signal AI, une compagnie de robotique du Michigan qui fait toutes sortes de choses... y compris des simulateurs pour les tireurs d’élite de l’armée américaine.

LA PRESSE

C’est évidemment le volet automobile qui intéresse Ford, qui a indiqué qu’elle va se défaire des activités militaires de Quantum Signal AI.

PHOTO QUANTUM SIGNAL AI

Le logiciel ANVEL, de Quantum Signal AI, a été utilisé par l'armée américaine pour évaluer la performance de ses véhicules autonomes.

La compagnie, installée dans une ancienne école primaire de Saline, 80 km à l’ouest de Détroit, a une certaine notoriété dans les milieux high-tech grâce à son logiciel de simulation ANVEL (Autonomous Navigation Virtual Environment Laboratory), qui a été utilisé par le Pentagone pour le développement de véhicules militaires autonomes, rapporte le magazine Automotive News

Des logiciels du même genre ont des applications civiles en conduite autonome, permettant de modéliser le comportement des véhicules en milieu urbain.

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Un logiciel permettant de modéliser la circulation urbaine.

Un autre logiciel --actuellement utilisé pour former les tireurs d’élite-- permet de créer des environnements virtuels interactifs très riches et a des applications automobiles : il peut prédire comment des robotaxis interagiront avec des conducteurs humains imprévisibles, dit le chef de la direction technologique de Ford, Randy Visintainer, cité par Automotive News.

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Un simulateur pour tireurs d'élite.

Quantum a vendu aux forces armées américaines des robots-sentinelles déployés dans des bases éloignées, notamment en Alaska, où ils détectent et éloignent les intrus (souvent des orignaux et autres animaux) qui s’aventurent sur les dépôts militaires perdus dans la nature où il y a peu de présence humaine. Cette technologie pourrait être utilisée à des fins civiles pour diriger un robot livrant un paquet à la porte d’une maison, dit Ford.

Ford n’a pas révélé le montant payé pour acheter Quantum Signal AI, qui emploie une quarantaine d’ingénieurs roboticiens.