L'histoire de Ford Mustang remonte à 1964 et est intimement liée à celles des autres muscle cars. Voyons comment deux concurrentes ont à offrir. Et voyons ce que pensent les propriétaires de Mustang autres que la Shelby GT500.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Chevrolet Camaro

PHOTO FOURNIE PAR GENERAL MOTORS

Chevrolet Camaro ZL1 2019

Fourchette de prix : de 29 145 $ à 79 395 $ (2019)

Dans sa déclinaison extrême, la ZL1, la Camaro et ses 650 chevaux perdent la bataille de la puissance face à la Mustang et à la Challenger (650 chevaux). Parions qu’il n’en sera pas ainsi encore bien longtemps, maintenant que la Corvette nourrit de nouvelles ambitions avec son moteur implanté en position centrale. La Camaro a désormais le champ libre pour revendiquer le titre de la Chevrolet à moteur avant la plus sportive et la plus puissante sans gêner la Corvette. Tout comme la GT500, la ZL-1 est un instrument de précision à ne pas mettre entre toutes les mains. Plus intimidante à conduire, en raison notamment de son gabarit et de sa faible visibilité, la Camaro est assurément la rivale qui soutient le mieux la comparaison face à la Mustang.

Dodge Challenger

PHOTO FOURNIE PAR GROUPE FCA

Dodge Challenger 2020

Fourchette de prix : de 33 845 $ à 94 195 $ (2019)

L’escalade de puissance à laquelle nous assistons actuellement dans ce segment, c’est à la Challenger qu’on la doit. En effet, la représentante de Dodge, qui célèbre cette année les 50 ans de sa première sortie publique, a été la première à franchir le cap des 700 chevaux. Si la Challenger demeure à ce chapitre toujours la championne, elle n’offre hélas pas le raffinement de la GT500. Celle-ci la sèmera aisément sur un circuit ou sur une route qui se met à faire des lacets. Qu’à cela ne tienne, la Challenger ne manque pas d’attrait pour autant, en raison de la diversité de sa gamme, de la présence unique d’un rouage intégral (avec moteur V6 seulement) et de certains aspects pratiques, dont un coffre digne de ce nom.

L’avis des propriétaires

Cible atteinte pour André Giroux

PHOTO FOURNIE PAR FORD

Une Ford Mustang Bullitt 2019.

André Giroux n’aime pas sa Mustang Bullitt. Il l’adore. « Jamais, dit-il, je n’ai reçu autant de commentaires élogieux au sujet d’une de mes voitures. » Son apparence unique, sa teinte extérieure ou encore son pommeau de vitesse blanc comme une boule de billard, cette voiture me donne satisfaction en tout, même si je dois la remiser l’hiver. Les performances et la tenue de route sont fantastiques et le levier de la boîte manuelle est un vrai plaisir à guider. Le confort est acceptable, sauf sur certaines routes de notre belle province. » Parmi les éléments moins positifs, M. Giroux regrette l’espace très réduit aux places arrière et la consommation élevée en milieu urbain.

Homogène et fiable, dit Richard Labelle

Richard Labelle est propriétaire de longue date d’une Mustang animée d’un moteur 6 cylindres. « Une voiture estivale par excellence, dit-il, offrant un confort correct et une bonne tenue de route pour ce genre de véhicule. À maintenant 240 000 km, c’est un véhicule fiable. J’ai remplacé les freins d’origine à l’avant à 232 000 km. Outre les pneus à remplacer aux 50 000 km et la batterie d’origine pas assez puissante. Le coût d’entretien est, à ce jour très raisonnable », conclut-il.

Nostalgie et bonheur pour Ginette Villeneuve

PHOTO SIXT

Une Mustang décapotable, montrée dans une photo promotionnelle d'un locateur de voitures.

« Quel bonheur de rouler en Mustang décapotable, s’exclame Ginette L. Villeneuve. Nous en sommes à notre deuxième. La première avait un moteur V6 que j’aimais beaucoup, mais pas mon mari. Il préférait la sonorité et la puissance du moteur V8. » Même avec ce moteur, le confort et le plaisir sont toujours au rendez-vous… Mais bon sang que j’aimais mieux le V6 pour sa rondeur et sa musicalité. Nostalgie, quand tu nous tiens !