Ford a conclu une entente avec McDonald pour utiliser à des fins industrielles les résidus de grains de café produits par la chaîne de restauration rapide.

LA PRESSE

McDonald produit à chaque année des tonnes et des tonnes de résidus de café, consistant en la peau qui se détache du grain durant la torréfaction. Ford a trouvé une façon d’utiliser ces fines pelures pour faire un bioplastique particulièrement utile dans la fabrication de boîtiers de phares. 

Le résidu est chauffé sous vide pour restreindre la présence d'oxygène, après quoi on ajoute du plastique et des additifs. Cela donne des boulettes de bioplastique pouvant être moulées en diverses formes. Ford veut utiliser ce bioplastique à base de café dans les boîtiers de phare parce qu’il a des propriétés thermiques «très supérieures» au matériau actuellement utilisé. Sa résistance à la chaleur permet aussi d'en faire divers supports et attaches utilisés sous le capot.

Le bioplastique à base de café est 20 % plus léger et requiert 25 % moins d’énergie durant le moulage, dit Ford.

Blé, riz, agave, pissenlits et même de vieux dollars recyclés

L'Ovale bleu a une expertise historique dans la fabrication de pièces en bioplastiques issus de diverses plantes ou de matières recyclées.

Dès les années 1940, Henry Ford lui-même avait financé de la recherche et développement sur des pièces de carrosserie en bioplastique fait à partir de cellulose issue de chanvre et de pin.

Pour faire des bioplastiques, Ford a utilisé de la paille de blé, de la fibre d’agave, des pelures de tomates, du bambou pulvérisé, des résidus de riz, des pissenlits et même de vieux billets de banque mis hors de circulation déchiquetés par le Trésor américain.

Il utilise aussi du soja pour faire des tissus de sièges et se sert de vieux jeans et d’autres vêtements de coton récupérés pour l’insonorisation des portes. Sans oublier les vieux pneus qui servent à faire des joints d’étanchéité.