La Micra sur le départ, au tour maintenant de la Versa d’occuper le rôle de modèle d’entrée de gamme de Nissan. Lancée en avant-première canadienne au Salon de l’auto de Toronto, la semaine dernière, la Versa boucle le cycle de remplacement chez le constructeur japonais qui réalise aujourd’hui l’essentiel de ses ventes (70 %) avec ses utilitaires.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Le retrait de plusieurs modèles dans cette catégorie que l’on qualifiait autrefois de sous-compactes représente, pour Steve Millette, président de Nissan Canada, « une grande opportunité de conquête, mais également la possibilité d’accroître notre présence sur le marché. Le segment automobile pèse encore pour quelque 500 000 unités au Canada et c’est loin d’être négligeable. Sans oublier le potentiel de réaliser une percée significative auprès des flottes commerciales ».

Plus imposante que la génération antérieure, la Versa affiche un indéniable air de famille avec les autres berlines de la gamme, mais aussi un excellent rapport encombrement-habitabilité. Grâce à son empattement très important, la « petite » Nissan dont les roues sont nichées aux quatre coins de la carrosserie se présente seulement sous les traits d’une quatre portes, contrairement à la plupart de ses concurrentes. L’absence d’une carrosserie cinq portes plus fonctionnelle ne contrarie pas Nissan. « Nous offrons déjà le Kicks pour satisfaire à cette demande », a rappelé M. Millette.

Pour convaincre les consommateurs, Nissan entend mettre l’accent sur l’accessibilité financière de ce véhicule, mais aussi sur sa capacité d’accueil aux places arrière qui est tout à fait étonnante pour un véhicule de cette catégorie.

Tout aussi surprenant est le volume utilitaire. Généreux par sa taille et pratique en raison de la large échancrure de son couvercle, ce coffre a de quoi faire rougir plusieurs berlines de catégories supérieures.

Simple et éprouvée

La Versa se nourrit d’une approche résolument cartésienne en avançant des idées simples et éprouvées. Ainsi, le quatre cylindres 1,6 litre qui l’anime ne comporte aucun élément dernier cri susceptible de faire saliver les amateurs de technique. Pas plus que la boîte de vitesses manuelle de série (seulement cinq rapports) ou la composition des freins arrière (des tambours). Des solutions largement éprouvées et qui forcément auront un impact sur le coût des entretiens et des réparations. Autant d’arguments qui sonnent doux à l’oreille des premiers acheteurs, mais aussi des consommateurs pragmatiques qui considèrent que cette dépense tend à être considérée comme une contrainte plutôt que la satisfaction d’une envie.

Mécanique simpliste peut-être, mais les avancées en matière de sécurité active et passive, elles, portent le sceau de la modernité. À l’exception du dispositif de conduite semi-autonome, la Versa compte l’essentiel des systèmes de surveillance mis au point par Nissan, dont le système de détection de sortie de voie et le freinage intelligent avec détection des piétons.

La Versa sera visible dans les concessions de la marque à la fin de l’été. Trois déclinaisons s’inscriront au catalogue de ce modèle Nissan dont les tarifs seront annoncés plus tard.