(Francfort) Trois membres du directoire de Porsche, dont le patron Oliver Blume, sont visés par une enquête liée à des rémunérations gonflées payées à un ancien membre du conseil d’entreprise, a révélé mercredi le journal Der Spiegel.

Agence France-Presse

La justice allemande avait mené mardi des perquisitions notamment dans les locaux du constructeur automobile, filiale de Volkswagen, dans le cadre de cette enquête sans aucun lien avec le « dieselgate ».

PHOTO DANIEL ROLAND, AFP

Le PDG de Porsche, Oliver Blume.

Le parquet soupçonne que des rémunérations « excessives » et « non justifiées » ont été versées à un ancien membre du comité d’entreprise, qui participe à des négociations salariales et de plans sociaux.

Selon le site du magazine Der Spiegel, qui cite des documents de l’enquête, celle-ci vise notamment le patron de Porsche, Oliver Blume, le directeur financier Lutz Menschke et le directeur du personnel Andreas Haffner.

Soupçons de fraude fiscale

Ces sommes versées pourraient également créer pour l’entreprise un avantage fiscal, raison pour laquelle l’enquête porterait également sur des soupçons de fraude fiscale, explique le Spiegel.

Selon le journal, les personnes concernées n’ont pas voulu réagir car l’enquête était en cours.

Porsche « coopère pleinement avec les autorités », a simplement déclaré un porte-parole du constructeur à l’AFP. Il avait confirmé mardi que la justice a « consulté et saisi » des documents dans ses bureaux.

L’enquête n’est pas liée au scandale des moteurs diesel truqués, qui a éclaté en 2015 au sein de la maison mère de Porsche, Volkswagen, avant d’avoir un retentissement mondial.

Début mai, la marque de luxe a accepté de payer une amende de 535 millions d’euros en Allemagne dans le cadre du « dieselgate ».