L’occasion était sans doute trop belle. Le 9 septembre dernier, à l’usine de Zuffenhausen, le démarrage de la production de la première Porsche électrique, la Taycan, a incité certains dignitaires et collaborateurs à décocher quelques piques à l’endroit de Tesla.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Une erreur, pense Marc Ouayoun, président et chef de la direction de Porsche Canada, puisque « la Taycan ne cible ni ne se compare à Tesla, mais se doit plutôt d’être étalonnée par rapport à [leur] gamme actuelle ».

PHOTO SEBASTIAN GOLLNOW, AFP

Une Taycan durant l'inspection finale.

Même si elle se refuse à en dévoiler le nombre, Porsche fait déjà carton plein auprès des consommateurs. Les quelque 20 000 unités appelées à être produites dans la prochaine année ont déjà toutes été vendues, dit-on. 

2 milliards CAN

La marque allemande se montre plutôt évasive sur sa capacité à en produire davantage. L’usine, qui se trouve en plein cœur de la ville, est morcelée en plusieurs parcelles et a notamment nécessité la construction d’un pont aérien de 900 mètres de long pour relier l’atelier de peinture et la zone d’assemblage. Porsche a consacré plus de 2 milliards CAN à sa fabrication, sans compter les sommes englouties en recherche et développement relativement à la création de ce modèle appelé à se diversifier. 

En effet, pour sa première année de production, la marque allemande se consacre uniquement à la construction des déclinaisons les plus performantes (Turbo et Turbo S) de la Taycan, dont le prix de départ canadien a été fixé à 173 900 $. 

D’autres versions financièrement plus accessibles, offrant une autonomie moindre et des performances atténuées, sont programmées. Une annonce sera faite dans les « prochaines semaines », dit M. Ouayoun. 

La direction canadienne de Porsche devrait également faire connaître d’ici peu l’étendue et les modalités liées à la recharge de ce véhicule.

La commercialisation de la Taycan au Canada débutera d’ici le printemps 2020.