La Subaru Outback s'est presque taillée un segment à elle toute seule, à moitié familiale, à moitié VUS. Mais les acheteurs qui magasinent considèrent souvent les trois modèles suivants.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Audi A4 Allroad

PHOTO FOURNIE PAR AUDI

Audi A4 Allroad

À partir de 48 500 $

Si l’on considère la garantie plus généreuse, la valeur résiduelle et si l’on consent à fermer les yeux sur plusieurs aides à la conduite (sécurité passive) et autres petites douceurs, l’A4 Allroad représente une solution de rechange à considérer à la plus coûteuse des Outback (Premium XT, vendue à 45 974 $). Par rapport à cette dernière, la proposition allemande s’avère plus dynamique à conduire et plus valorisante. En revanche, elle est moins spacieuse, moins fonctionnelle et ne bénéficie plus d’un rouage intégral à prise constante comme par le passé.

Volkswagen Golf Alltrack

PHOTO FOURNIE PAR VOLKSWAGEN

Volkswagen Golf Alltrack

À partir de 31 200 $

Avis à ceux et celles qui trouvent l’Outback trop enveloppée, Volkswagen a toujours quelques unités (la production de ce modèle s’est arrêtée) de la Golf Alltrack à proposer. Il s’agit d’un modèle à la fiabilité éprouvée, agréable à conduire et performant. En revanche, le prix demandé par rapport aux versions d’entrée de gamme de l’Outback est difficile à justifier, et ce, même si la garantie de Volkswagen est plus étoffée (4 ans/80 000 km comparativement à 3 ans/60 000 km). En outre, l’Outback est plus cossue, plus polyvalente et plus confortable encore.

Volvo V60 Cross Country

PHOTO FOURNIE PAR VOLVO

Volvo V60 Cross Country

À partir de 48 900 $

Tout comme l’Audi A4 Allroad, la V60 Cross Country de Volvo se compare seulement à la déclinaison la plus luxueuse de l’Outback. Par rapport à cette dernière, la V60 Cross Country propose un toucher de route plus ouaté, des suspensions plus prévenantes et des assises plus moelleuses. En contrepartie, son rouage à quatre roues motrices, quoique plus réactif que par le passé, n’est pas aussi efficace dans des conditions extrêmes, et plusieurs dispositifs de sécurité passive (capteurs d’angles morts, par exemple) font gonfler aisément la facture au-dessus de 50 000 $.

L’AVIS DES PROPRIÉTAIRES D'OUTBACK

L’indice de qualité en baisse

Je suis propriétaire (locateur) d’une Outback 2019. J’ai auparavant eu une Outback 2017 (remplacée à la suite d’un accident) et une Impreza 2014. 

Comme la 2017, ma plus récente acquisition s’anime du moteur à six cylindres.

Un véhicule très agréable au quotidien, confortable sur de longues distances et sûr peu importe les conditions climatiques.

Certains affirment que la conduite de l’Outback n’est pas très sportive, mais peut-être n’est-ce pas ce que les acheteurs de ce véhicule recherchent.

L’Outback est souvent comparée à l’Allroad de Volkswagen. L’Audi est certes plus sportive, mais aussi beaucoup plus chère et ne pourra jamais se mesurer à une Outback sur un terrain accidenté.

Selon moi, le véritable problème avec l’Outback est la qualité inégale de sa fabrication (bruits de caisse). Sur le plan mécanique, j’ai découvert ce soir une belle flaque d’huile à frein dans mon garage, et mon Outback n’a même pas encore 5000 km au compteur. Un bon véhicule pour ceux qui recherchent sécurité et confort, mais la qualité devient de plus en plus illusoire.

— Karl W.

Une question d’espace

Nous avons acheté une Outback 2018 il y a un an. C’est notre troisième Subaru. Nous avons opté pour l’Outback pour satisfaire notre besoin d’espace intérieur.

Curieusement, son autonomie nous impressionne aussi, avec un réservoir immense (70 litres) et une consommation très raisonnable. Le plein fait, il n’est pas rare que l’ordinateur de bord affiche une autonomie restante « théorique » de plus de 800 km.

Cette économie a un revers (ou une cause…), puisque la version « tourisme » est dotée du moteur H4 de 2,5 litres. Les commentateurs automobiles décrivaient ce moteur comme tout au plus « adéquat », et c’est ce qu’il est. Mais on ne peut tout avoir, et on fait avec.

Enfin, depuis septembre 2018, notre Subaru a fait l’objet de deux rappels : la jauge d’essence (autonomie restante) et le système audio Harman Kardon. Mais je crois bien que des rappels de ce type avec des mises à jour informatiques seront de plus en plus fréquents à l’avenir.

Bref, nous aimons énormément notre Outback, malgré la petite « paresse » de son moteur. On s’y sent en sécurité, surtout l’hiver avec les petits-enfants.

— Jean-Paul D.

Fidélité acquise

Mon opinion est peut-être biaisée, car c’est ma troisième Outback. Je parcours un peu plus de 33 000 km par année. J’utilise ce véhicule pour mon usage quotidien et quelques fois par année pour me rendre à la pêche dans des endroits assez reculés. Le bilan des réparations pour mes véhicules se résume jusqu’ici à l’entretien (pas chez le concessionnaire) et au remplacement des plaquettes de freins avant aux environs de 90 000 km. La consommation est sous les 10 litres/100 km […]. Du côté des performances, elles sont très satisfaisantes. L’insonorisation est aussi très acceptable et la traction est excellente. Autre point à considérer : le faible coût des assurances par rapport aux autres véhicules que je considérais au moment de son acquisition. Par ailleurs, mentionnons le confort des suspensions. La présentation intérieure et la finition sont satisfaisantes, tout comme l’efficacité des systèmes de chauffage et de climatisation.

— Denis C.