Il n'y a pas si longtemps, la Subaru Impreza avait le quasi-monopole sur le segment des compactes à rouage intégral. Deux rivales ont maintenant des visées sur sa clientèle.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

MAZDA3 À ROUAGE INTÉGRAL

PHOTO FOURNIE PAR MAZDA

La 3 est la première compacte de Mazda à étrenner un rouage à quatre roues motrices.

Fourchette de prix : de 18 000 $ à 31 500 $ (2019)

Si l’on fait abstraction de la très confidentielle 323 GTX (1988-1989), la 3 est la première compacte de Mazda à étrenner un rouage à quatre roues motrices. Celui-ci, contrairement à l’Impreza, demande un débours additionnel et n’entraîne les roues postérieures qu’en cas d’une perte de motricité des roues avant. Plus léger (à peine 40 kg) et moins encombrant, le dispositif de Mazda se révèle aussi efficace que celui de Subaru. En revanche, en matière de qualité de présentation, de soin apporté aux détails et de dynamisme de conduite (performances, tenue de route, agrément), la Mazda prend l’ascendant sur sa rivale japonaise. Elle perd cependant des points sur le plan pratique. La Subaru se révèle en effet plus spacieuse, plus fonctionnelle et plus économique à la pompe que sa rivale.

TOYOTA PRIUS AWD-E

PHOTO FOURNIE PAR TOYOTA

Le rouage intégral de la Prius AWD-e n’est pas aussi performant que celui de l'Impreza. Le prix d’entrée est aussi beaucoup plus élevé.

Fourchette de prix : de 28 990 $ à 32 990 $ (2019 Prius AWD-e)

Le rouage intégral de la Prius AWD-e n’est pas aussi performant (il n’est actif qu’à des vitesses inférieures à 70 km/h), il est vrai, et le prix d’entrée est aussi beaucoup plus élevé. Qu’à cela ne tienne, si vous songez aux déclinaisons les plus cossues de l’Impreza, la Prius AWD-e mérite considération. En raison de sa très faible consommation, de sa faible empreinte environnementale, mais aussi pour sa polyvalence, son confort et sa fiabilité. Son rouage intégral lui procure une meilleure prise sur la neige au moment des départs, mais ne magnifie en rien le comportement placide de cette Toyota.

L'AVIS DES PROPRIÉTAIRES D'IMPREZA

Bilan mitigé

Jacques Mercier aime son Impreza, mais ne compte pas en racheter une. « Disons que le bilan est mitigé », dit-il d’entrée de jeu. Parmi les éléments positifs, M. Mercier retient les qualités routières, la tenue de route rassurante, le comportement « fantastique » sur la neige et la consommation raisonnable. Mais ces qualités sont assombries par un coût d’entretien trop élevé chez le concessionnaire, des pièces qui s’usent anormalement vite (supports de suspension, notamment) et un manque de fiabilité de l’ordinateur de bord. « Sur ma voiture, celui-ci a été remplacé à deux reprises, sous garantie. Enfin, l’auto vieillit mal : elle a 85 000 km, mais j’ai l’impression qu’elle en a le double. » Voilà pourquoi Jacques Mercier a réservé un RAV4 hybride de Toyota. « Normalement, nous remplaçons nos véhicules tous les 10 ans », tient-il à préciser. « L’Impreza sera l’exception qui confirme la règle. »

Vive l’hiver

Mélanie Durocher s’est procuré la dernière génération de l’Impreza (modèle 2018) et se déclare jusqu’ici enchantée de l’expérience. Dans les conditions hivernales, surtout. « Ce véhicule passe véritablement partout, y compris dans les ruelles », dit cette Montréalaise. Si Mme Durocher apprécie le rouage intégral de son Impreza, elle regrette cependant de ne pas éprouver autant de plaisir au volant de sa Subaru qu’à l’époque où elle était propriétaire d’une Golf de Volkswagen. « La puissance du moteur m’apparaît un peu juste, mais la consommation est raisonnable. Le service après-vente est courtois et le prix des services, assez similaire à celui expérimenté chez Volkswagen », affirme-t-elle.

Faites partager votre expérience

La Presse publiera prochainement l’essai des véhicules suivants : Audi Q3, Ford Escape, Hyundai Sonata, Lincoln Corsair, Nissan Sentra, Volkswagen Passat et Toyota Highlander. Si vous possédez l’un de ces véhicules ou si vous envisagez d’en faire l’acquisition, nous aimerions bien vous entendre.