Malgré les ventes anorexiques de la Mirai à hydrogène, Toyota croit qu’elle vaut un deuxième essai. Un modèle de deuxième génération de la Mirai est déjà en développement, a déclaré le président du conseil d’administration de Toyota, Takeshi Uchiyamada, lors d’un congrès sur l’hydrogène à Tokyo. 

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C'est ce que rapporte Automotive News. Le magazine américain note que les gens ne se bousculent pas dans les concessions pour acheter une Mirai : seulement 1700 unités ont été livrées en 2018 et 1187 durant les huit premiers mois de 2019.

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Sous le capot de la Mirai, la pile à combustible, qui convertit l'hydrogène en électricité.

Son prix est prohibitif (autour de 76 000 $ CAN, sûrement sous le coût de revient actuel). Ici, le gouvernement du Québec s'est engagé à en acheter quelques-unes. Aux États-Unis, elle n'est offerte qu'en Californie et à Hawaï (seulement sur l'île d'Oahu, la plus populeuse).  

La décision de Toyota de donner une suite à la Mirai semble paradoxale, vu les déclarations en 2017 de Yoshikazu Tanaka, l’ingénieur responsable du développement de la Mirai de première génération : « Elon Musk a raison. C’est mieux de charger une voiture électrique directement en la branchant ». Mais Toyota estime que le coût de revient de la Mirai tombera au niveau de la voiture hybride à la troisième génération. 

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Cela ne réglera pas le problème principal de la voiture à hydrogène, qui est l’extrême rareté et le coût affolant des stations de recharge (celle de Québec a coûté 5,2 millions). 

Toyota est une multinationale aux ressources gigantesques, elle peut se permettre de continuer à travailler sur cette technologie, juste au cas.