(Puebla) Le tout dernier exemplaire de la mythique Coccinelle de Volkswagen est sorti mercredi de son usine mexicaine de Puebla mettant un point final à plus de sept décennies qui ont marqué l’histoire de l’automobile, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Agence France-Presse

Au son des mariachis et après avoir roulé quelques mètres sous les applaudissements, la voiture de couleur bleue métallisée a été immortalisée par les caméras, entourées par les ouvriers de ce site qui a produit, depuis 1997, plus de 1,7 million de « new beetle » (en anglais on l’appelle « scarabée »).

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C’était la fin d’une époque cet après-midi chez Volks à Puebla, au Mexique. Les employés ont accompagné la dernière Coccinelle.

« Gracias Beetle », pouvait-on lire sur les t-shirts des travailleurs de l’usine, qui ont assemblé cet ultime exemplaire de la « Final Edition » en sept heures.

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Un assembleur de l’usine mexicaine de Volkswagen prend un égoportrait avec la dernière Coccinelle en arrière-plan.

Les 65 dernières Coccinelles de l’histoire, numérotées de 1 à 65 en référence aux 65 ans de présence de Volkswagen au Mexique, seront vendues uniquement sur l’internet au prix de 21 000 dollars américains. Par contre, la toute dernière, qui est la 5961e unité de l’Édition Finale, est destinée à un musée.

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La dernière Coccinelle.

Cette toute dernière incarnation n’a presque plus rien en commun avec le grand ancêtre voulu par Hitler et né du génie automobile de Ferdinand Porsche, dont la production a commencé en 1938 et s’est achevée en 2003.

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Des employés de Volkswagen rentrent chez eux à la fin de leur quart de travail le 27 avril 1966 à l’usine de Wolfsburg, en Allemagne.

Et on est loin aussi de la voiture de prédilection de la jeunesse des années 1960 et 1970 incarnant la génération « Peace and Love » et sa soif de liberté, qui se traduisait souvent par des « Käfer » (coccinelle en allemand) multicolores et couvertes de dessins d’immenses fleurs.