(Francfort) Les autorités allemandes ont perquisitionné mardi des bureaux du géant automobile Volkswagen à Wolfsbourg, dans le cadre de l’enquête au sujet du scandale des moteurs truqués, le « dieselgate ».  

Agence France-Presse

C'est ce qu'a annoncé Volkswagen, ajoutant qu’il coopérait pleinement avec les autorités. «Le parquet de Braunschweig a exécuté un mandat de perquisition dans le cadre d’enquêtes….  concernant des véhicules diesel », a déclaré à l’AFP le porte-parole de VW, Nicolai Laude.  

Le porte-parole du parquet, Hans Christian Wolters, a confirmé qu’une perquisition avait eu lieu chez VW mais a refusé de fournir plus de détail, invoquant l’enquête en cours.  

PHOTO FRANCK FIFE, AFP

Un moteur diesel Volkswagen.

M. Laude a déclaré que l’investigation était liée au moteur EA288. La plupart des 11 millions de voitures que VW a reconnu en 2015 être munies de logiciels truqueurs étaient équipées du modèle précédent, le EA189. Ces logiciels faisaient paraître le véhicule moins polluant qu’il ne l’était en réalité.

EA288

L'EA288 a succédé au bloc EA189. En Europe, on le trouve sous le capot des versions diesel TDI de 1,6 et 2 litres des Golf, Tiguan et Passat, de même que de véhicules construits par Audi, Skoda et Seat, trois marques du Groupe Volkswagen. Lancé en 2012, il équipe plusieurs centaines de milliers d’engins.

PHOTO VOLKSWAGEN

Une Golf TDI 2017.

En septembre, des articles de presse avaient affirmé qu'à nouveau, un logiciel tricheur aurait été détecté par les autorités.

VW « estime que l’avis juridique du ministère public et les enquêtes qui en ont résulté ne sont pas fondées » en ce qui concerne l’EA 288, a déclaré son porte-parole. Il a souligné qu’une enquête menée par l’autorité allemande des transports KBA en 2016 n’avait révélé aucune preuve de l’intégration de dispositifs trompeurs dans le modèle EA 288.  

Néanmoins, « Volkswagen a dévoilé, dès le départ et de manière proactive, les éléments techniques qui sous-tendent les allégations aux autorités responsables de l’enquête », a-t-il ajouté.  

Le dieselgate, qui hante l’industrie automobile depuis quatre ans, a coûté à VW plus de 30 milliards d’euros en frais juridiques, amendes et dédommagements, principalement aux États-Unis.  

Le scandale a également accéléré le déclin du diesel et incité l’industrie automobile à se lancer dans une transition sans précédent vers l’électrique.