Comme bien d’autres constructeurs avant lui, au tour maintenant de Volkswagen d’opérer la jonction entre utilitaire et coupé. Jetons un coup d'oeil à la concurrence.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Ford Edge

PHOTO FOURNIE PAR FORD

Le Ford Edge

Prix à partir de 35 799 $

Des trois protagonistes réunies ici, l’Edge est le seul à n’inscrire que des mécaniques (4 et 6 cylindres) suralimentées par turbocompresseur à son catalogue. Bien que l’Edge est moins spacieux que le Cross Sport, son habitacle n’en demeure pas moins accueillant et plus agréable à l’œil et au toucher. La liste de caractéristiques (de série et optionnel) impressionnera aussi davantage l'acheteur. Sur le plan dynamique, l’Edge se révèle moins intimidant à conduire et aussi plus agile que son rival allemand. Sa capacité de remorquage, même avec le V6 2,7 litres Ecoboost, est inférieure à celle de la Volkswagen. Enfin, la fiabilité de l’Edge s’est jusqu’ici avérée au-dessus de la moyenne de la catégorie.

Honda Passport

PHOTO FOURNIE PAR HONDA

Le Honda Passport

Prix à partir de 42 490 $

La réputation de Honda n’est sans doute plus à faire, mais elle a un prix. Le Passport brille sous plusieurs aspects (durabilité, robustesse, valeur de revente), mais au même titre que Ford ou Nissan, sa garantie demeure inférieure à celle du Cross Coupe (4 ans/80 000 km comparativement à 3 ans/60 000 km). Bien que ses dimensions intérieures sont similaires à celles du Cross Sport, le Passport a l’avantage d’offrir certaines astuces d’aménagement et une présentation générale plus léchée. Contrairement à la Volkswagen toujours, le Passport s’anime uniquement d’un moteur six cylindres offrant une capacité de remorquage comparable. Le comportement routier est plus dynamique, mais le confort de roulement est moins ouaté.

Nissan Murano

PHOTO FOURNIE PAR NISSAN

Le Nissan Murano

Prix à partir de 32 898 $

Ne serait-ce que pour son prix d’entrée, le Murano représente une bonne affaire. Moins coûteux à acquérir et réputé fiable, ce Nissan n’a pourtant pas que des qualités. Face au Cross Sport, son habitacle est plutôt étriqué, le volume de son coffre plus ténu et la visibilité perfectible. Sur la route, le ressenti de la direction est moindre que celui affiché par la Volkswagen et la qualité du confort est intimement lié aux dimensions des pneumatiques. En clair, avec le Murano, évitez les 20 pouces. Le moteur V6 est costaud et son rendement est sans histoire, mais la boîte à variation continue (CVT) qui l’accompagne manque de réactivité. Enfin, au chapitre de la capacité de remorquage, le Murano se retrouve en queue de peloton. La charge maximale est fixée à 680 kg.

Autres modèles à considérer

Chevrolet Blazer

Hyundai Santa FE

Kia Sorento

Jeep Grand Cherokee

CE QU'EN PENSENT TROIS PROPRIÉTAIRES

Veuillez prendre note que ces avis touchent le modèle Atlas dont la configuration (sept passagers) diffèrent de l’Atlas Cross Sport.

Du bonheur, sauf que…

Nous sommes propriétaires d’un Atlas depuis octobre 2018 et nous avons parcouru 70 000 km jusqu’ici. Aucun problème de fiabilité à signaler. Nous l’adorons, particulièrement pour ses qualités hivernales, son confort, son espace intérieur et la visibilité avec son toit panoramique. Nous avons la version Highline avec des roues de 20 pouces. Notre location se termine en octobre 2021 et je songe à relouer un deuxième Atlas. Son moteur vieillot, sa consommation d’essence peu impressionnante, certaines technologies qui sont présentes dans certains modèles de Golf et non dans l’Atlas nous font réfléchir. Une petite touche de « luxe » serait bienvenue. Bref, l’Atlas devra se mettre à niveau avec la concurrence.

— Steeve T.

Une déception

J’ai toujours été un admirateur des produits Volkswagen, mais celui-ci m’a déçu. J’ai acheté l’Atlas pour répondre aux besoins de notre famille (nous avons trois enfants). L’habitacle est vaste et il est aisé, dans la rangée du centre, d’installer des sièges d’appoint. En outre, le coffre est assez grand pour la poussette de la plus jeune et les articles de sport. Jusqu’ici ça va, mais la finition est moche pour un véhicule de ce prix et la suspension guimauve me rappelle les voitures américaines de mon père. Le V6 manque de caractère et sa consommation m’apparaît déraisonnable, surtout par temps froid (13,9 L/100 km).

— G. Borduas

De l’espace à revendre

L’espace intérieur de l’Atlas a été, pour nous, le critère déterminant. Il y a beaucoup d’espace, y compris dans le coffre. La position de conduite est agréable et les commandes sont lisibles et correctement identifiées. L’écran central est un peu petit par rapport à certains modèles concurrents, mais c’est suffisant pour nos besoins. La finition est correcte, mais certains plastiques sont moches. Sur la route, nous apprécions l’Atlas pour sa stabilité et son confort. Le quatre cylindres 2 litres suffit, mais grogne plutôt fort lorsque nous nous déplaçons dans la région de Charlevoix.

— Famille Thériault

Partagez votre expérience

La Presse publiera prochainement l’essai des véhicules suivants : Audi Q3, Ford F-150, Mercedes GLB, Porsche Cayman, Toyota Highlander. Si vous possédez l’un de ces véhicules, nous aimerions bien vous lire.