(Tokyo) Le constructeur d’automobiles japonais Nissan va rappeler 1,23 million de ses véhicules au Canada et aux États-Unis, en raison d’un défaut potentiel de son système de caméra arrière.

Agence France-Presse et Associated Press

L'annonce a été faite mardi par l’agence américaine chargée de la sécurité routière (NHTSA). L'agence Associated Press rapporte que le Canada est aussi visé par le rappel mais le site des rappels de Transports Canada n'en faisait aucune mention au moment de mettre cet article en ligne.

Pour l'année modèle 2018. le rappel américain vise les Altima, Frontier, Kicks, Leaf, Maxima, Murano, NV, NV200, Pathfinder, Rogue, Rogue Sport, Sentra, Titan, Versa Note et Versa berline de Nissan. Du côté d'Infiniti, la marque haut de gamme de Nissan, les Q50, Q60, QX30 et QX80 sont aussi rappelés.

Pour l'année-modèle 2019, le rappel américain vise le taxi Nissan, et la GT-R, ainsi que les Infiniti QX50, QX60, Q70 et Q70L.

Le problème vient d'une fonction permettant aux conducteurs de configurer le système de caméra de recul de sorte que l'image n'apparaisse pas à l'écran. Ce réglage demeure la fois suivante où le conducteur passe la marche arrière. Cela contrevient aux normes de sécurité américaines.

Nissan dit n'être au courant d'aucun accident ni blessure dû à ce problème.

Les concessionnaires installeront une mise à jour du logiciel de la caméra de recul sans frais et la réparation prend moins d'une demi-heure, affirme Nissan.

Ce rappel massif est censé démarrer à compter du 21 octobre, toujours selon la NHTSA.

Une tuile de plus pour Nissan

C’est un nouveau coup dur pour Nissan, dont les ventes et bénéfices sont actuellement en berne, dans un contexte de ralentissement du marché automobile mondial, y compris aux États-Unis, et du manque de renouvellement de ses modèles.

La NHTSA a aussi récemment ouvert une enquête préliminaire sur le freinage d’urgence automatique du VUS Nissan Rogue, après plusieurs centaines de cas signalés d’un déclenchement par erreur de ce système, ayant causé quelques accidents non mortels.

Le groupe japonais, allié au français Renault, se cherche par ailleurs un nouveau patron, après l’éviction mi-septembre de son directeur général, Hiroto Saikawa, rattrapé par une affaire de prime indûment perçue du temps où Carlos Ghosn était PDG.

M. Ghosn lui-même avait été évincé fin 2018 après avoir été interpellé puis inculpé au Japon pour diverses malversations financières présumées. Son procès devrait démarrer en avril prochain.