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Selon Trump, l'auto autonome est une idée «cinglée» qui «ne marchera jamais»

Le président Trump ne fait pas confiance à... (PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS)

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Le président Trump ne fait pas confiance à l'auto autonome, selon le site d'information politique Axios.

PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS

Denis Arcand
La Presse

On savait depuis l'écrasement du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines que Donald Trump trouve les avions modernes «trop complexes», voici qu'il se méfie aussi de la conduite autonome.

Il pense que «ça ne marchera jamais» et, en privé, a décrit l'idée d'une voiture sans conducteur comme «cinglée». C'est ce que rapporte le site d'information politique américain Axios, qui cite quatre sources différentes ayant entendu M. Trump parler de la conduite autonome dans quatre conversations différentes.

Certaines de ces conversations ont eu lieu à la Maison Blanche et à bord d'Air Force One, l'avion présidentiel du gouvernement américain.

«Vous savez, quand il raconte une histoire qu'il se met à faire ses gestes avec les mains ?», a relaté une source à Axios. «Il a dit : «"T'imagines-tu, assis sur la banquette arrière et tout à coup l'auto part en zig-zag dans une courbe et t'es pas capable d'arrêter la maudite patente ?"»

« C'est sûr qu'il est sceptique face à la voiture automatisée », a dit une autre source à qui le président a dit que «la conduite autonome ne marchera jamais». 

Apparemment, le président Trump ne se gêne pas pour partager son expertise sur cet enjeu à la fine pointe de la technologie.

Le président Donald Trump salue la foule lors... (PHOTO KELVIN KUO, USA TODAY SPORTS) - image 2.0

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Le président Donald Trump salue la foule lors de l'Omnium de golf féminin des États-Unis le 16 juillet 2017, à son club de golf de Bedminster, au New Jersey.

PHOTO KELVIN KUO, USA TODAY SPORTS

Une autre anecdote remonte à l'été 2017 à son club de golf de Bedminster, au New Jersey. Durant une conversation avec des membres, un golfeur lui a dit combien il était emballé par le système Autopilot de sa nouvelle Tesla, a raconté une source qui participait à la conversation : «Et là, Trump lui a dit : "Ouais, c'est cool, mais je ne monterais jamais dans une auto autonome... Je ne fait pas confiance à une espèce d'ordinateur comme chauffeur"».

D'ailleurs, lors d'une réunion à la Maison Blanche avec des chefs d'entreprise au début de sa présidence, M. Trump et le PDG de Tesla Elon Musk ont échangé brièvement au sujet du système de conduite assistée Autopilot. Le ton était cordial, voire badin, mais Trump lui a dit qu'il préférait les voitures conventionnelles, a dit une source présente dans la salle.

En fait, à ce sujet, Trump est au diapason de la population américaine : dans un sondage récent, 71 % de la population américaine disait avoir peur des voitures autonomes.

À contre-courant de son ministère des Transports

Selon Axios, les idées arrêtées du président Trump à ce sujet pourraient avoir de l'importance. Par contraste, son ministère des Transports semble disposé à laisser les constructeurs automobiles libres de toute réglementation fédérale afin de ne pas nuire à l'innovation dont pourrait profiter l'industrie automobile américaine.

La Secrétaire aux Transports Elaine Chao a récemment indiqué la fondation d'un organisme chargé d'accélérer le développement de technologies nouvelles comme la conduite autonome. Et la National Highway Traffic Safety Administration vient d'annoncer une consultation publique sur la possibilité d'autoriser la circulation sur la voie publique de voitures expérimentales sans pédales, ni volant, ni bras de vitesses.

Une des sources citées par Axios, qui dit avoir discuté de l'auto autonome avec Trump, pense que le président pourrait très bien décider du jour au lendemain de réglementer strictement la conduite autonome. Selon Axios, Trump considère déjà les voitures autonomes comme dangereuses et n'importe quelle nouvelle négative renforçant ses craintes --comme des accidents-- pourrait l'inciter à invalider la politique actuelle de son ministère des Transports.

Pour lire l'article d'Axios, cliquez ici.

De même, le 12 mars, après l'écrasement du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, le président Trump avait tweeté : «Les avions deviennent beaucoup trop complexes à piloter. Il n'y a plus besoin de pilotes mais plutôt d'informaticiens du MIT (Massachusetts Institute of Technology)», a-t-il ironisé. «Je constate cela pour de nombreux produits. Toujours chercher un nouveau développement inutile alors que, souvent, ce qui est vieux et simple fonctionne bien mieux».

 «Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne veux pas d'un Albert Einstein comme pilote. Je veux de grands professionnels qui puissent facilement et rapidement prendre le contrôle de leur avion!», avait conclu le président septuagénaire.




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