Notre collaborateur répond aux questions des lecteurs.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Un CR-V hybride au Canada ?

Q: J’aimerais acquérir un Honda Pilot ou un CR-V électrique ou hybride d’ici deux ou trois ans. J’ai entendu dire qu’un Honda CR-V hybride est en vente aux États-Unis cette année, mais pas au Canada. Savez-vous si Honda compte commercialiser l’un ou l’autre de ces modèles ?— Michel L.

R: Rien n’indique pour l’heure que le CR-V hybride à prise rechargeable sera proposé au Canada dans un avenir prochain. Pour l’heure, ce modèle n’est offert qu’aux États-Unis où il est également assemblé. L’usine canadienne de Honda assemble également des CR-V, mais la direction du constructeur japonais rappelle que cette usine n’est pas outillée pour donner naissance à cette déclinaison ayant un fil à la roue et se refuse, pour l’instant, de les importer des États-Unis sous prétexte que celle-ci pourrait cannibaliser les ventes des CR-V produits au Canada. Aucune information n’a transpiré au sujet du Pilot.

Une voiture de moins

PHOTO FOURNIE PAR TOYOTA

Toyota Prius

Q: Je suis locataire de Toyota Prius depuis 2008. La location de ma Prius actuelle se termine en mars. J’aimerais bien avoir une tout électrique, mais avec le même avantage de ma Prius actuelle 2017 (confort et conduite). Je ne fais pas beaucoup de kilométrage annuel (environ 7000 km). Est-ce mieux pour moi d’acheter celle que j’ai (environ 16 000 $ + taxes avec 21 000 km au compteur) ou de louer ou acheter une voiture totalement électrique ? Si oui, laquelle ? J’aimerais bien pouvoir aller de Québec à Montréal sans arrêt. — Donald Morasse

R: L’autonomie de plusieurs véhicules électriques ne cesse de progresser et aujourd’hui, il est en effet possible de faire le trajet Québec-Montréal sans s’arrêter. Mais puisque vous semblez apprécier votre Prius actuelle et que celle-ci a peu de kilométrage au compteur, il est tout aussi écologique (et plus économique sur le plan financier) de la conserver plutôt que de mettre sur les voies publiques une autre auto neuve. Considérant votre kilométrage annuel, cette voiture a encore plusieurs années de service à vous rendre.

Solution de rechange

PHOTO FOURNIE PAR TOYOTA

Toyota RAV4 Trail 2019

Q: Je dois changer ma Dodge Caravan 2006, ma deuxième en 25 ans. Je n’ai plus besoin d’un aussi gros véhicule. J’ai une remorque et je transporte mon bois de chauffage et divers objets. J’aimerais une capacité de remorquage de quelque 2500 livres (1113 kg). Je veux aussi un bon espace de rangement à l’arrière. J’aime bien être assis haut et avoir une bonne vision comme dans la Caravan. Des suggestions ? — SD

R: Plusieurs véhicules dans la catégorie des utilitaires compacts s’offrent à vous. Parmi les valeurs sûres, vous pourriez envisager le Toyota RAV4 dans sa configuration Trail ou encore le Honda Passport (le CR-V a une capacité trop limitée pour vos besoins). Vous pourriez également songer, puisque vous êtes propriétaire d’un produit de la marque, à vous diriger vers le Jeep Cherokee avec le V6.

Des différences ?

PHOTO FOURNIE PAR SUBARU

Subaru Outback 2020

Q: Quelle est la différence entre traction intégrale et quatre roues motrices ? Y en a-t-il un meilleur que l’autre ? — Lise

R: On parle de rouage intégral quand une voiture est capable d’entraîner ses quatre roues. Cela augmente sensiblement la motricité lorsque les conditions d’adhérence sont précaires et procure une plus grande stabilité.

Il existe plusieurs systèmes sur le marché, dont le plus répandu est celui à prise temporaire. Comme son nom l’indique, il entraîne les quatre roues seulement si le besoin se fait sentir. Sur une traction, par exemple, une partie du couple n’est acheminée au train arrière que si les roues avant manquent d’adhérence. Il s’agit aujourd’hui du système le plus répandu sur le marché. Il donne pleinement satisfaction dans des conditions normales.

Il y a aussi le dispositif à prise constante. Celui-ci dont Subaru se fait le chantre entraîne en tout temps les quatre roues. C’est généralement plus efficace dans certaines situations données (neige abondante par exemple), mais ce système taxe généralement davantage la consommation et se révèle plus coûteux à réparer en cas de bris.

Enfin, il y a un troisième dispositif, celui que l’on trouve essentiellement sur les 4 x 4, les vrais. Plus rustique, celui-ci est généralement dépourvu de différentiel central et nécessite l’intervention du conducteur pour acheminer une partie de la puissance vers les roues qui ne sont pas normalement entraînées.