Du Jaguar i-Pace à la trottinette électrique en libre-service de Lime Bikes en passant par les fatbikes motorisés, la troisième présentation du Salon du véhicule électrique et hybride de Montréal ne fait aucune discrimination, s’ouvrant à toutes les formes de transport électrifié imaginables.

Alain McKenna Alain McKenna
Collaboration spéciale

« C’est une industrie en progression, donc pour nous, ce sera une bonne année », lance d’entrée de jeu Luc Saumure, organisateur de l’événement pour la troisième année consécutive. Signe de l’intérêt du public envers l’électrification, l’exposition se dote d’une deuxième présentation à la fin de mai au Centre des foires, à Québec. À Montréal, l’événement aura lieu la semaine prochaine à la Place Bonaventure, et sera sensiblement bonifié, par rapport à l’an dernier.

« La superficie du salon passe de 100 000 à 140 000 pi2, on aura une quarantaine de véhicules offerts pour un essai routier, et on compte faire passer le nombre de ces essais de 2000 à 2500. »

— Luc Saumure

POUR LES FUTURS ACHETEURS

M. Saumure aurait aimé que Marc Garneau, ministre fédéral des Transports, profite de l’évènement pour lever le voile sur les détails de son plan d’aide à l’achat d’un véhicule électrique, mais devant l’impatience de l’industrie, cette annonce a eu lieu deux semaines plus tôt.

PHOTO CHRISTOPHE ARCHAMBAULT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Lime Bikes compte lancer son service de trottinettes urbaines électriques en libre-service à Montréal à l’été.

Ça devrait tout de même suffire à attirer à son exposition les gens souhaitant profiter d’un coup de pouce fédéral et provincial pouvant atteindre 13 000 $ pour acheter un premier véhicule électrique.

« On s’attend à accueillir beaucoup de premiers visiteurs, cette année. Et si on se fie aux éditions précédentes, il pourrait bien se faire plusieurs promesses d’achat à même le salon », explique-t-il, ajoutant qu’à peu près tous les véhicules actuellement en marché au Canada seront exposés à la Place Bonaventure.

Quelques grands constructeurs boudent le salon, dont Tesla et même BMW, qui amorce pourtant cette année une offensive majeure dans l’électrique, mais des concessionnaires ou des clubs de propriétaires prennent le relais.

Selon son organisateur, la vedette du salon sera probablement l’i-Pace, un VUS tout électrique que Jaguar met en vente au pays ces jours-ci afin de rivaliser avec le Model X, de Tesla. Évidemment, on trouvera aussi des modèles plus abordables, comme les Niro EV et Soul EV de Kia, qui promettent eux aussi d’être populaires vu leur autonomie prolongée à 383 km par charge, pour un prix de détail parmi les moins élevés dans leur créneau.

BATEAUX, VÉLOS, MOTONEIGES…

Contrairement au Salon international de l’auto de Montréal, le Salon du véhicule électrique et hybride ne se limite pas aux véhicules à quatre roues. Une des vedettes de la présentation de 2018 était d’ailleurs le prototype d’un T-Rex électrifié, une moto à trois roues conçue par la société québécoise Campagna Motors.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

L'arrière d'un T-REX électrique.

Ce sera un peu plus sobre cette année. Les gros véhicules commerciaux qu’on a pu voir dans le passé ne seront pas présents cette fois-ci, mais on y verra à nouveau des bateaux, des motoneiges et des vélos électrifiés. Luc Saumure espère confirmer la présence de Lime Bikes, qui compte lancer son service de trottinettes urbaines en libre-service à Montréal à l’été.

« On dénote beaucoup d’intérêt de la part du public envers les vélos électriques comme un moyen de transport urbain qui peut remplacer la voiture. Plusieurs personnes viennent nous visiter justement pour voir les vélos, les scooters et les motos électriques. »

Contrairement aux voitures et aux VUS, ces derniers n’ont toutefois pas droit à une aide gouvernementale à l’achat, ce qui ne manque pas d’embêter les adeptes des déplacements à deux roues ! Peut-être que ça prendra un passage du ministre Garneau à la Place Bonaventure, les 3, 4 ou 5 mai prochain, pour le convaincre de la valeur de ces autres moyens de transport…